Inondations au Népal : À la recherche des quatre Français toujours portés disparus

Inondations au Népal : À la recherche des quatre Français toujours portés disparus

Une semaine après les inondations massives qui ont frappé le Népal, le bilan ne cesse de s’alourdir. Les autorités dénombrent désormais 797 morts et près de 3 000 personnes portées disparues. Alors que les sauveteurs déblaient les gravats, l’angoisse reste intacte pour quatre familles françaises.

Les recherches se poursuivent sans relâche dans la région frontalière avec la Chine. Mais chaque heure qui passe rend l’espoir plus mince, surtout quand on connaît la violence des torrents himalayens. J’ai voulu comprendre ce qui s’est passé sur place et qui sont ces quatre ressortissants que l’on cherche encore.

Inondations au Népal : une catastrophe naturelle d’une ampleur rare

Mercredi, un mur d’eau et de boue a dévalé les pentes de l’Himalaya. Les inondations ont surpris les habitants et les randonneurs en pleine nuit. Des villages entiers ont été rayés de la carte en quelques heures.

Le premier bilan faisait état de 630 morts. Il a presque doublé depuis. Les secouristes découvrent encore des corps sous les décombres, tandis que plus de 3 000 personnes restent introuvables. La catastrophe naturelle a surtout frappé la vallée de Gyirong, un secteur très prisé des trekkers.

Ce que l’on sait, c’est que la rivière est montée en quelques minutes. Les témoins parlent d’un grondement sourd, puis d’un raz-de-marée boueux qui a tout emporté sur son passage. Les habitants décrivent une scène apocalyptique, avec des rochers et des troncs d’arbres charriés comme des fétus de paille.

La zone est difficile d’accès. Les routes sont coupées, les ponts effondrés. Les opérations de sauvetage doivent être menées par hélicoptère, quand la météo le permet. Car les pluies continuent de s’abattre sur la région, compliquant chaque intervention.

Quatre Français toujours introuvables : le profil des disparus

Au milieu de ce chaos, les autorités ont confirmé la disparition de quatre Français. Le ministère du Tourisme népalais a publié une liste des étrangers manquant à l’appel. Le Parisien en a eu copie.

La nouvelle a plongé les familles dans une attente insoutenable. Sur place, les proches tentent de garder espoir, mais l’étau se resserre. Voici ce que l’on sait de ces quatre personnes :

  • 🔍 Betty Benredouane, 47 ans, originaire de Marseille, partie pour un « voyage spirituel » dans les montagnes.
  • 🔍 Kateryna Duzenko, 38 ans, Franco-Ukrainienne, qui s’apprêtait à rentrer après un trek de plusieurs jours dans l’Himalaya.
  • 🔍 Un homme né en 1980, Kapil Mahajan, dont la présence sur place est confirmée.
  • 🔍 Une femme dont la famille a souhaité rester anonyme.

Selon le gouvernement népalais, au moins trois de ces quatre voyageurs étaient liés à l’agence Trekkers Society. Cette dernière a évoqué la possibilité qu’ils se trouvaient au poste-frontière chinois de Gyirong au moment de la crue.

Le quotidien nous apprend aussi que tout le groupe de randonnée de Kateryna ne répond plus, y compris leur guide. Un proche confie douloureusement : « Il y a 99 % de chances pour qu’elle ne soit plus vivante. » Une phrase qui résume le désespoir des familles, mais qui ne les empêche pas de continuer d’espérer.

Recherche et sauvetage : une course contre la montre dans l’Himalaya

Sur le terrain, plusieurs centaines de secouristes sont mobilisés. L’armée népalaise a déployé des hélicoptères et des chiens de recherche. Les équipes travaillent jour et nuit, parfois sans équipement adapté, pour tenter de retrouver des survivants.

Mais les conditions sont extrêmes. La boue a la consistance d’un ciment, les glissements de terrain modifient sans cesse la topographie. Chaque recherche exige des heures d’efforts pour couvrir quelques centaines de mètres. Et les intempéries réduisent souvent les vols à néant.

La Chine, voisine immédiate, a apporté son aide avec des drones de reconnaissance. Les équipes françaises spécialisées dans les catastrophes naturelles sont en alerte, prêtes à partir si les autorités népalaises en font la demande.

L’urgence est aussi médicale. Les blessés affluent dans les hôpitaux de campagne, et les besoins en eau potable et en médicaments deviennent critiques. La crise humanitaire prend de l’ampleur, alors que plusieurs milliers de sinistrés dorment encore à la belle étoile.

La mobilisation des proches et le rôle de l’ambassade

À Katmandou, les proches des quatre Français se relaient près du centre de coordination. Ils ont créé des groupes d’entraide, partagent les moindres informations. Une amie de Betty Benredouane confie à BFMTV sa « détresse » dans l’attente de nouvelles.

Le porte-parole adjoint du Quai d’Orsay a assuré que « l’ambassade de France à Katmandou est en contact permanent avec les autorités ». Une cellule psychologique a été ouverte pour les familles restées en France.

Pour les népalais, cette catastrophe est un nouveau coup dur après les séismes de 2015. La reconstruction n’était pas terminée. le tourisme, vital pour l'économie locale, s’effondre à nouveau. Comment ne pas être ému par la détresse de ces villages qui avaient tout repris à zéro ?

Crise humanitaire : comment l’aide internationale s’organise

Face à l’ampleur du désastre, plusieurs pays ont promis une aide d’urgence. L’Inde a envoyé des équipes de déminage et du matériel médical. Les États-Unis ont débloqué une enveloppe de plusieurs millions de dollars. L’Union européenne mobilise sa réserve humanitaire.

Les ONG présentes sur place manquent de fonds. La Croix-Rouge népalaise a lancé un appel aux dons pour fournir des abris temporaires et de l’eau potable. Chaque contribution compte, même la plus modeste.

Pour les quatre familles françaises, l’aide internationale n’a qu’un objectif : ramener leurs proches ou retrouver leurs corps pour faire leur deuil. Il y a urgence, car les pluies de mousson pourraient encore tout emporter.

En attendant, les recherches se poursuivent. Des habitants des villages voisins se sont joints spontanément aux équipes de secours. Ils connaissent chaque sentier, chaque recoin de la montagne. Cette solidarité locale, courageuse et discrète, est peut-être la plus précieuse des réponses à la détresse des disparus.

Rien n’est joué. Tant que les secouristes n’ont pas ratissé chaque mètre carré de boue, les proches garderont une lueur d’espoir. Et nous, témoins de cette catastrophe, nous restons attentifs, dans l’attente d’un miracle possible au cœur de l’Himalaya.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Prouvez que vous êtes humain : 2   +   7   =