Inondations dévastatrices au Népal : au moins 19 décès et 384 touristes toujours portés disparus

Inondations dévastatrices au Népal : au moins 19 décès et 384 touristes toujours portés disparus

Le bilan humain de la catastrophe ne cesse de s’alourdir. Les inondations dévastatrices qui ont frappé le Népal et le Tibet ont fait au moins 165 morts. Plus d’un millier de personnes sont portées disparues, dont des centaines de touristes étrangers.

Mercredi, un premier bilan faisait état de 19 décès. La crue a ensuite tout ravagé sur son passage. Les secours poursuivent leurs recherches dans des conditions difficiles.

Une crue soudaine et dévastatrice dans l’Himalaya

Comment une rivière paisible peut-elle se transformer en piège mortel en quelques minutes ? La réponse se trouve dans les hauteurs himalayennes. Un glissement de glacier a provoqué un séisme de magnitude 5,2. La rivière Trishuli et la Bhotekoshi sont sorties de leur lit.

Des torrents d’eau boueuse ont déferlé sur les vallées du Népal. Les villages ont été pris de court. Personne n’a pu échapper à la violence des flots.

Un glissement de glacier à l’origine du désastre

Selon l’Institut d’études géologiques des États-Unis, l’effondrement du glacier a été d’une violence rare. Le sol a tremblé, entraînant des glissements de terrain massifs. La rivière, obstruée, a fini par céder. Un mur d’eau s’est alors abattu sur les vallées en aval.

Les autorités népalaises parlent d’une catastrophe naturelle d’une ampleur inédite. Le Premier ministre Balendra Shah a appelé le pays à rester uni face à l’épreuve.

La situation reste critique. Les experts craignent d’autres effondrements dans les prochains jours. La prudence demeure de mise pour les habitants et les voyageurs.

Touristes et habitants : un lourd bilan humain

Le Népal est une destination prisée des randonneurs du monde entier. Les sentiers de l’Himalaya attirent chaque année des milliers d’amateurs d’altitude. Cette fois, ils ont été pris au piège. Selon le ministère népalais du Tourisme, 468 touristes sont portés disparus. Parmi eux, 393 étrangers.

Les nationalités touchées sont nombreuses. Voici la liste des principaux pays concernés :

  • 🇮🇳 142 ressortissants indiens
  • 🇺🇦 53 Ukrainiens
  • 🇦🇺 34 Australiens
  • 🇰🇷 9 Sud-Coréens
  • 🇯🇵 5 Japonais
  • 🇬🇧 🇲🇾 🇳🇱 🇺🇸 🇵🇹 🇿🇦 D’autres nationalités sont également concernées

Le Népal, terre de trekking, touché en plein cœur

Beaucoup de disparus se trouvaient sur les chemins de randonnée. Le village de Syabrubesi, point de départ du célèbre trek du Langtang, a été balayé. Des familles attendent des nouvelles sans pouvoir joindre leurs proches.

Selon la Croix-Rouge, des villages entiers et des marchés ont été rayés de la carte. L’organisation acheminie des couvertures, des trousses de premiers secours et des housses mortuaires.

Recherche et secours : une course contre la montre

Les opérations de sauvetage se sont intensifiées dès jeudi matin. Côté chinois, près de 800 secouristes et 150 véhicules ont été déployés. Des chiens renifleurs et des vedettes participent aux recherches. L’armée népalaise mène des opérations aériennes pour atteindre les zones isolées.

Des témoignages poignants

Raju Bhadel, 56 ans, raconte son désarroi. Son beau-frère l’a appelé en pleine nuit, en larmes. La maison familiale a été entièrement emportée par les eaux. Trois membres de la famille ont été secourus, mais son frère reste introuvable.

Sur les réseaux sociaux, des vidéos vérifiées montrent la puissance du torrent. Un bâtiment de plusieurs étages est englouti en quelques secondes. Une vague comparable à un tsunami s’abat sur un parking, balayant des autocars. Les images donnent froid dans le dos.

Les efforts se concentrent désormais sur les zones encore inaccessibles. La boue rend les déplacements extrêmement difficiles. Chaque heure compte pour retrouver d’éventuels survivants.

Une catastrophe naturelle amplifiée par le climat

Ce type d’événement n’est malheureusement pas rare. La mousson d’été provoque chaque année des inondations et des glissements de terrain au Népal, au Tibet et dans toute l’Asie du Sud. En juillet 2025, 17 personnes avaient déjà disparu près de Gyirong.

La mousson, une saison sous haute tension

Les scientifiques sont formels : le changement climatique accroît l’intensité des phénomènes extrêmes. La fonte des glaciers s’accélère, fragilisant les pentes himalayennes. Le séisme de 2015 a également affaibli la région. Une combinaison dangereuse pour les vallées en contrebas.

Les autorités surveillent les cours d’eau de près. Le ministre népalais des Affaires étrangères évoque un risque de nouvelle crue. Une obstruction persistante pourrait libérer un second torrent dévastateur.

Face au risque de crue éclair, quels réflexes adopter ?

Les habitants des zones inondables ont reçu l’ordre d’évacuer. Mais que faire face à une montée des eaux aussi brutale ? Voici quelques consignes essentielles :

  • ✅ Se tenir informé des alertes météo locales
  • ✅ Éviter les vallées encaissées pendant la mousson
  • ✅ Rejoindre les hauteurs dès les premiers signes de crue
  • ✅ Ne jamais traverser un pont ou une route submergée
  • ✅ Suivre les consignes des autorités et des équipes de secours

La montagne est un espace magnifique, mais elle impose le respect. Les rivières himalayennes ne pardonnent pas. Les voyageurs doivent redoubler de vigilance dans les semaines à venir.

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