Installation non autorisée de gens du voyage sur l’ancien terrain de football communal

Installation non autorisée de gens du voyage sur l’ancien terrain de football communal

Samedi matin, des habitants de Grez-Doiceau ont donné l’alerte sur les réseaux sociaux. Des caravanes étaient installées sur l’ancien terrain de football de Gastuche, sans information préalable. Personne n’avait annoncé cette arrivée. Comment une telle installation a-t-elle pu se produire sur un terrain communal pourtant encadré par une convention ?

Une installation non autorisée constatée par la police

La commune a rapidement réagi. L’échevine Amandine De Greef confirme : « L’installation non autorisée d’un groupe de gens du voyage a été constatée avec la police. Sur place, nous avons demandé leur départ. Ils ont refusé de partir. » Une procédure judiciaire a été engagée dès le lundi suivant.

Dans un communiqué publié dimanche, la Commune exprime ses regrets. « Nous regrettons que les riverains et la Commune aient été mis devant le fait accompli. » Le responsable du groupe a été rencontré et informé qu’aucune autorisation n’avait été délivrée. Les autorités examinent actuellement les démarches légales pour mettre fin à cette situation.

La convention communale contournée

À Grez-Doiceau, l’accueil des gens du voyage est pourtant organisé depuis deux ans. Une convention prévoit des mesures claires pour toutes les parties. Deux sites sont autorisés : le Stampia et l’ancien terrain de football de Gastuche. Mais cela ne suffit pas face à une arrivée sauvage.

L’échevine est ferme : « Nous acceptons les groupes qui font la demande à l’avance, avec lesquels un dialogue peut être établi et une convention signée. Nous ne validerons jamais une installation sauvage ingérable pour notre Commune. » Environ une dizaine de demandes officielles sont introduites chaque année.

L’occupation illégale, un problème local qui se répète

Grez-Doiceau n’est pas un cas isolé. En 2026, plusieurs communes françaises font face à des installations illégales sur leurs terrains. À Fonsorbes, près de Toulouse, un stade a été occupé après le refus de deux solutions alternatives. À Saint-Lys, une communauté s’est installée sur le terrain de football dès le 8 août 2026.

Ces situations créent un véritable problème local. Les riverains s’inquiètent, les infrastructures municipales sont mobilisées, et la cohabitation devient difficile. Voici les conséquences les plus fréquentes :

  • 🚧 Terrain de football inutilisable pour les clubs et les écoles
  • 🚓 Interventions répétées de la police et des services techniques
  • 💶 Frais de nettoyage et de remise en état à la charge de la commune
  • 😠 Tensions entre habitants et occupants, parfois très vives
  • ⚖️ Procédures judiciaires longues et incertaines

Quelles procédures pour rétablir l’ordre public ?

Face à une occupation illégale, le maire dispose de plusieurs outils. Il peut saisir le préfet pour demander une mise en demeure de quitter les lieux. Si les occupants refusent, une expulsion peut être ordonnée par le juge. Mais ces démarches prennent du temps.

La loi du 7 novembre 2018 a renforcé les sanctions. En cas d’installation en réunion et sans titre sur le terrain d’autrui, l’amende peut atteindre 7 500 euros. Une peine qui ne dissuade pas toujours. Les communes se sentent souvent démunies.

Un dialogue nécessaire pour une meilleure gestion territoriale

Pour éviter ces situations, des solutions existent. Développer des aires d’accueil adaptées est essentiel. Anticiper les arrivées par un dialogue en amont avec les représentants des gens du voyage permet aussi de signer des conventions. Cette gestion territoriale demande du temps et des moyens.

À Grez-Doiceau, la convention fonctionne quand elle est respectée. Les demandes officielles sont étudiées, les groupes sont accueillis dans des conditions dignes. Mais l’installation sauvage de ce samedi montre que la cohabitation reste fragile. Comment convaincre tous les groupes de respecter les règles ? C’est tout l’enjeu des prochains mois.

La commune promet de tenir les riverains informés de l’évolution de la situation. En attendant, le terrain de football de Gastuche reste occupé. Une chose est sûre : ce problème local ne se résoudra pas sans une réflexion collective sur l’accueil et le respect mutuel. Chacun devra faire un pas vers l’autre pour apaiser les tensions.

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